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La Montagne du Dieu Cannibale (1978)

 
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Xoan
The Spanish Inquisitor

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MessagePosté le: Lun 15 Juil - 16:08:24 (2013)    Sujet du message: La Montagne du Dieu Cannibale (1978) Répondre en citant



La Montagne du Dieu Cannibale
(La Montagna del dio cannibale / The Mountain of the Cannibal God)
de Sergio Martino (1978)

avec Ursula Andress, Stacy Keach, Claudio Cassinelli, Antonio Marsina, Franco Fantasia, Lanfranco Spinola, Carlo Longhi.



Susan Stevenson cherche à retrouver son mari, un explorateur qui a disparu dans une région de Nouvelle Guinée. Aidée de son frère et d’un aventurier du nom de Foster, elle se lance à la recherche de son époux à travers un pays hostile peuplé, de créatures hideuses et dangereuses et de tribus cannibales.




Ce Montagne du Dieu Cannibale est réalisé par Sergio Martino, artisan transalpin à qui l'on doit dans le genre les très "biseux" 2019 Après la chute de New-York, Le Grand alligator, Atomic Cyborg et Le Continent des Hommes Poissons mais également certians métrages plus "sérieux" comme Torso et Polices parallèles : Rue de la violence.
Réalisé avant le célèbre Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato, il précède donc la longue série ayant pour sujet "les tribus cannibales" qui allait sévir durant les années 80 suite au succès phénoménal et polémique de film de Deodato (dont le très mauvais mais fameux Cannibal Ferox de Lenzi).
Seul le Cannibalis : Au pays de l'exorcisme de Umberto Lenzi et le Dernier Monde Cannibale de Ruggero Deodato(encore lui !) étaient sortis avant.
Et le métrage de Sergio Martino leur doit beaucoup même si devant sa caméra, ce genre là, n'était pas son véritable objectif.




Ce film est avant tout un film d'aventure exotique, s'inspirant très librement des Mines du roi Salomon de Robert Stevenson (1937) selon les propos de Sergio Martino lui même, où la rencontre avec les cannibales du titre ne devait être qu'une simple péripétie, un peu comme dans les vieux Tarzan période Johnny Weissmuller.
Si au départ son film ne regorge pas de scènes sanglantes, les producteurs voulant connaitre le même succès sur fond de scandale que le film de Deodato (Dernier monde cannibale datant de 1977), ils l'oblige à rajouter plusieurs scènes gores ainsi que des morts d'animaux bien réelles afin de choquer son audience.
Thème trop souvent récurent de ce genre de films qui n'apportent rien à l'intrigue (excepté au Monde Cannibal chez Deodato où sous couvert d’anthropologie on assistait à ce genre de meurtres par des indigènes pour leur repas même si visuellement cela était déjà inadmissible), simples instants de voyeurisme barbare et malsain.




Le scénario, très classique, nous montre nos aventuriers assistés par leurs porteurs traversant la jungle de la Nouvelle Guinée (résolument rétro digne des Tarzan des années 30) , à la recherche d'un mari disparu.
Sergio Martino suit mollement leurs péripéties et leurs rencontres avec la faune locale (une scène montrant un porteur dévorré par un crocodile comme seul instant palpitant) avant leur arrivée sur la fameuse montagne des cannibales.
On apercevra un membre de cette tribus, semblant suivre nos héros, tel un fantôme, apparaissant ici où là mais sans véritable influence sur cette première partie du métrage, si ce n'est de mettre un peu de tension dans cette histoire en manquant cruellement.
Bénéficiant d'un budget conséquent, on pourra toujours s'extasier sur les décors naturels de Malaisie et de Ceylan mis en valeur par le réalisateur mais c'est fort peu pour être vraiment pris par son intrigue trop peu novatrice.




Mais le ton change radicalement quand ils arrivent sur cette fameuse montagne.
Si dans la version du film censurée (ce qui lui permit de nombreuses diffusions télé), la dernière partie du film reste assez sage, la version intégrale elle s'enfonce dans un univers pour le moins sanglant au voyeurisme presque répugnant.
Sergio Martino laisse libre court à ses plus vils instincts dès l'arrivée de nos aventuriers sur le territoire des cannibales.
S'il nous avait déjà offert le long du films deux scènes d'animaux s'entre-dévorant (probablement des rencontres peu naturelles mais préparées par la production en amont) et deux morts violentes (dont une décapitation), il étale soudainement un véritable bestiaire de cet univers qui inspirera surement d'autres réalisateurs par la suite.
En une petite demi heure on assiste à des meurtres sanglants, actes de cannibalismes détaillés, une orgie sexuelle, une émasculation, un acte zoophile, nombreux gros plans sur le cadavre suintant du mari recherché, cautérisation d'un membre coupé et j'en passe tant cette dernière partie joue une surenchère digne d'un Bruno Mattei.
On sent que ces scènes parfaitement évitables ne sont là que pour choquer et n'empêche pas la compréhension du film dans sa version censurée.




Si le film fit parler de lui, ce ne fut pas tant pour son final absurdement barbare (invisble dans sa version censurée), mais pour la présence de la star,
première James Bond girl de l'histoire : Ursula Andress
Si elle traverse l'intrigue sans vraiment être convaincante, passant son temps à être effrayée par la faune locale ou essayant mollement de justifier le montage de cette expédition pour retrouver son mari, dans la dernière partie, elle ofrira une scène pour le moins innatendue au métrage.
Elle sera attachée complètement nue à un poteau pendant que deux femmes de la tribus lui appliquent "langoureusement" une substance afin de procéder au rituel qui fera d'elle une déesse. Nous montrer son corps ainsi dénudé (filmé sous tous les angles par un Sergio Martino pour le moins voyeur) entretiendra la légende du métrage, le rendant culte pour beaucoup de spectateurs.
On retrouve aussi à l'affiche l'acteur américain Stacy Keach (celui de la série TV Mike Hammer, L'Amour en héritage ou encore des Duellistes de Ridley Scott) partageant la vedette avec l'actrice suisse. Il nous livre une composition assez neutre, sans jamais être transcendant ni mauvais, se contentant de suivre le rythme lent du film.
On se demande vraiment ce qu’Ursula Andress et Stacy Keach sont venus faire dans ce film.




La Montagne du Dieu Cannibale n'est pas vraiment une réussite, ni comme film d'aventure, ni comme film d'horreur.
Bien que le film était choquant pour son époque (au Royaume-Uni le film a été interdit jusqu'en 2001 pour sa violence graphique et considéré comme « video nasty ») parvenant encore à produire son petit effet, surtout pour son final barbare, il reste assez ennuyeux dans son ensemble.
Malgré une bonne réalisation de Sergio Martino, des moyens plus conséquents que la plupart des métrages du genre, le film manque cruellement d’intérêt, trop peu de surprises (même les révélations de la vraie présence des aventuriers dans ces montagnes) et complètement déséquilibré dans son montage intégral.
On pourra toujours apprécier les superbes paysages bien cadrés, l'idée de masquer les cannibales dans sa première partie, de faire du mari décédé un totem dut à son statue d'immortel aux yeux de la tribus (son détecteur de radioactivité planté dans son coeur continue à émettre), la plastique irréprochable de son héroïne mais cela n'est pas suffisant pour ne faire ne serais-ce qu'une petite réussite.
Pas un navet mais un film qui se regarde avec un réel sentiment d'ennui et qui aura peut-être inspiré Deodato pour certains passage de son Cannibal Holocaust









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MessagePosté le: Lun 15 Juil - 16:08:24 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Fuchsia
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MessagePosté le: Mer 24 Juil - 21:19:52 (2013)    Sujet du message: La Montagne du Dieu Cannibale (1978) Répondre en citant

Dernière image choc mais l'animal (celui à quatre pattes parce qu'on pourrait avoir un doute) a l'air de s'en contreficher totalement. Il est sûrement le meilleur acteur du film.
Film que je connais et qui doit prendre la poussière quelque part dans mon capharnaüm, je n'ai jamais eu la terrible envie de le regarder parce que ce n'est pas vraiment le genre de films qui m'intéresse (je les trouve tous redondants dans le propos) et je ne sais pas du tout quelle version je possède (certainement la censurée).
C'est vrai qu'on se demande ce que Keach et Andress font là tellement ça donne l'impression d'être une erreur de casting...
En tout cas, chouette critique comme toujours très érudite ! Okay
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Xoan
The Spanish Inquisitor

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MessagePosté le: Jeu 25 Juil - 11:26:15 (2013)    Sujet du message: La Montagne du Dieu Cannibale (1978) Répondre en citant

Merci pour ma critique

Sinon oui le cochon ne semble pas vraiment intéressé par la scène (heureusement !!! Mort de Rire ) qui est d'une inutilité terrible !
Pour les deux acteurs principaux c'est vraiment un truc énorme que de les retrouver dans ce métrage (problèmes fiscaux à résoudre urgemment ???) tant ce film est vide d’intérêt Wink

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:21:18 (2018)    Sujet du message: La Montagne du Dieu Cannibale (1978)

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