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Vendredi 13 (1980)

 
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Xoan
The Spanish Inquisitor

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MessagePosté le: Lun 10 Juin - 08:45:02 (2013)    Sujet du message: Vendredi 13 (1980) Répondre en citant



Vendredi 13
(Friday the 13th)
de Sean S. Cunningham (1980)
avec Adrienne King, Jeannine Taylor, Kevin Bacon, Robbi Morgan, Betsy Palmer, Harry Crosby, Laurie Bartram, Peter Brouweret Ari Lehman.


En 1957, un jeune garçon nommé Jason Voorhees meurt noyé au camp de Crystal Lake. L'année suivante, deux moniteurs sont également tués.
Suite à ces événements, le camp reste abandonné.
En 1980, Steve Christy décide de le rouvrir un vendredi 13, jour anniversaire des décès survenus vingt-trois ans auparavant.
Lors de la préparation du camp pour l'été, les moniteurs employés par Christy commencent à disparaître les uns après les autres pendant la nuit.




Vendredi 13 fut réalisé et produit par Sean S. Cunningham avec un budget d'environ 700 000 $.
Le film au départ, suivant le premier script de Victor Miller, devait s'appeler "Longue nuit au camp de sang" mais son réalisateur-producteur ne le trouva pas assez "percutant".
S'inspirant du film de Carpenter (Halloween ), il décida de nommer son futur film, Vendredi 13, date maléfique dans bien des cultures.
Après vérification, le nouveau titre n'étant soumis à aucun droit d'auteur, Cunningham s'attela à la promotion de son futur métrage.
Il fit appel à une agence de publicité de New York pour développer un logo composé des grandes lettres de son film, Vendredi 13 brisant un panneau de verre.
Ce logo fut diffusé dans la presse professionnelle plusieurs mois avant la sortie du film.
Grace à son ingéniosité, Sean S Cunningham réussi a créer une attente dans le public et la presse, ce qui contribua grandement au succès du métrage lors de sa sortie en salle.
Distribué par Paramount Pictures aux États-Unis et Warner Bros dans le reste du monde, le film rapporta pas loin de 40 millions de dollars au box office américain, devenant l'un des films les plus rentables dans l'histoire du cinéma, malgré une presse très négative.
D'ailleurs le succès mondial de ce premier opus va engendrer une bonne dizaine de suites et un remake.
En France, le long-métrage, malgré son interdiction aux moins de 18 ans, a enregistré un peu plus de 600 000 entrées. Curiosité de cette version française, Jason est appelé Jackie.




Lorsque le film sort dans les salles américaines, une partie des effets sanglants ont été adoucis (principalement le coup de hache en pleine tête) après un passage devant la MPAA.
Celle-ci d'ailleurs persuadée du peu de chance qu'a ce film à de rencontrer du succès, ne s'attarde pas trop sur ce dernier.
Le succès surprise de ce film changea considérablement la donne pour ses nombreuses suites qui seront "charcutées" par la censure.
Pour la version "Européenne", distribuée par Warner Bros, la censure des différents pays sera plus clémente, et le film sortira bien en version intégrale mais sera interdit aux mineurs.




Cunningham voulait réaliser un film délibérément choquant visuellement pour « faire sursauter le spectateur» en espérant gagner assez d'argent pour se lancer dans d'autres projets, comme une série pour la jeunesse, mais également pour sortir définitivement de l'anonymat après un premier succès, La Dernière Maison sur la Gauche, film qui choqua bon nombres de spectateurs de l'époque.
Mis en chantier grace au succès phénoménal du Halloween (La Nuit des Masques en VF) de John Carpenter, Vendredi 13 s'inspire principalement du film de Mario Bava, La Baie Sanglante, premier slasher transalpin datant de 1972.
Pourtant Cuanningham et Miller nieront s'en être inspiré, préférant avouer avoir lorgné sur le film de Carpenter afin d'en retirer la "substantifique moelle afin de constituer le squelette de leur propre film".
Chose curieuse tant Halloween et ce premier Vendredi 13 n'entretiennent que peu de points communs.




Le film de Carpenter nous présente dès le début son tueur, Michael Myers, et joue principalement sur un suspens concernant l'apparition de celui-ci, seul le mobile de ses crimes reste mystérieux.
De plus il nous montre un tueur masqué choisissant ses victimes dans la petite bourgade dont il est originaire le temps d'une nuit.
On pourra trouver certaines similitudes entre les deux films : les meurtres exécutés à l'arme blanche, la caméra subjective et la tension crée avant les
assassinats.
Par-contre si on regarde de plus près La Baie Sanglante de Mario Bava et le film de Sean S. Cunningham, les "coïncidences"sont très, trop, nombreuses.
Les deux films sont des "whodunit" (terme venant d'une forme complexe du roman policier dans laquelle la structure de l’énigme est le facteur prédominant où des indices sont fournis au lecteur qui est invité à en déduire l’identité du criminel avant que la solution ne soit révélée dans les dernières pages du livre), les meurtres à l'arme blanche particulièrement violents et sanglants que l'on nous montre frontalement, le cadre rurale (une maison sur une île boisée pour l'un et un camp près d'un lac au milieu d'une forêt pour l'autre), tout en conservant la caméra subjective afin de ne pas révéler l'identité du tueur.
Beaucoup de ressemblances entre ces deux métrages pour croire en un simple hasard.




Le script écrit par Victor Miller met en scène un tueur en série qui s'avère être une mère assoiffée de vengeance après le décès accidentel de son enfant
Une mère folle de douleur qui poussera le paroxysme de son amour pour son petit jusqu'à assassiner, non seulement ceux qu'elle tient pour responsable de la mort de son unique progéniture mais aussi ceux qui oseront revenir sur les lieux du drame pour rouvrir le camp de vacances.
« J'ai transformé la maternité et je crois que c'était très amusant. Mme Voorhees a été la mère que j'avais toujours voulue, une mère qui aurait tué pour ses enfants. » déclarait l'auteur à la sortie du film
Il fut particulièrement mécontent que d'autres réalisateurs décident de faire de Jason Voorhees un tueur dans les épisodes suivants car à ses yeux Jason était mort depuis le début, ce n'était qu'une victime, et non un assassin sanguinaire.
L'idée de l'apparition de Jason lors du coup de théâtre final figurait dans le script original mais avait été suggérée par le maquilleur Tom Savini.
La musique composée par Harry Manfredini est devenue culte au fil du temps (bien que par instant ressemblant à celle que Bernard Herrmann composa pour le Psychose de Alfred Hitchcock), terriblement obsédante durant la vision du film, simple mot sussurer sur un tempo particulier (en réalité il s’agit de la phrase prononcée par Betsy Palmer dans le film : « Kill her, mamy, kill her » dont le musicien a repris le « Ki » de Kill et le « ma » de mamy, les déformant à l'aide de synthétiseurs).
Ces deux simples syllabes résonneront effroyablement dans l'esprit des spectateurs, annonçant la présence de l'assassin, thème devenu célèbre et connu de tout fan de cinéma d'horreur.




Si Vendredi 13 n'est pas un chef d'oeuvre, il n'en reste pas moins un excellent slasher.
On peut considérer que La Baie Sanglante, Black Christmas et surtout Halloween ont créé une attente auprès du public pour ce genre de films, mais le métrage de Sean S. Cunningham va donner naissance à un véritable phénomène outre-atlantique, une sorte de slasher-mania, qui déferlera en flot continue sur les écrans US de 1980 à 1987.
Bon nombre s'inspireront de Vendredi 13, sans pour autant en atteindre sa qualité et son efficacité (seuls The Burning, The Prowler, My bloody Valentine et quelques rares autres tireront leur épingle du jeu), sans oublier sa suite, sortie dès l'été suivant qui sera probablement LA référence définitive des slashers de cette période malgré l’acharnement de la censure à son égard.
Le film de Sean S. Cunningham parvient à séduire son audience, non pas par son histoire assez basique (la vengeance d'une mère), ni par ses acteurs qui ne sont pour la majorité d'entre eux que de simple futures victimes dont les traits de caractères sont pour le moins grossiers et ne parviennent pas à nous intéresser véritablement, ni par son aspect moralisateur un peu trop pesant (ceux qui ont des rapports sexuels, se droguent, boivent, finissent par mourir) mais par son suspens et ses meurtres sanglants réalisés par le maquilleur Tom Savini.




Tom Savini, devenu maître des effets sanglants depuis le Zombie de Romero, devient ici une véritable star tant le film regorge de scènes marquantes (Coup de couteau dans le ventre, égorgement, flèche plantée dans la gorge à travers un lit, hache dans la tête, décapitation à la machette, etc...).
Le film lancera définitivement sa carrière (on le retrouvera aux effets sanglants de Maniac, Rosemary's Killer (The Prowler), Carnage (The Burning), Vendredi 13 : Chapitre final, Le Jour des morts-vivants, Massacre à la tronçonneuse 2, etc...) et lui assurera le succès qu'on lui connait encore aujourd'hui.
De plus Sean S Cunningham parvient à créer une réelle tension avant chaque scène de meurtre, aidé par la musique entêtante de Harry Manfredini et en ne nous révélant pas l'identité de son meurtrier avant le dernier quart d'heure du métrage.
En parvenant ainsi à entretenir son suspens il conserve l'attention de son audience, lui offrant un véritable tour de montagne russe, intercalant des instants calmes de dialogues entre les moniteurs (avec plus ou moins de succès d'ailleurs) et entre les meurtres brutaux et sanglants parfaitement bien amenés.




On pourra toujours trouver des défauts à ce premier Vendredi 13 (le comportement illogique des moniteurs face au danger, les dialogues parfois longuets voir inutiles ou encore sa morale pesante), mais il n'en reste pas moins qu'au final le film de Sean S. Cunningham est un très bon slasher.
Réussissant parfaitement à créer ses instants de tensions avant chaque meurtres le plus souvent sanglants, maintenant son suspens jusqu'au bout et nous offrant une ultime scène pour le moins inattendue mais parfaitement réussie bien que gratuite.
Vendredi 13 sans en avoir l'air et du haut de son statut de simple film d'horreur à petit budget aura pourtant réussi à modifier le visage des productions de genre Hollywoodienne, permettant à de nombreux films du genre à petits moyens de trouver des écrans sur le sol américains (avec plus ou moins de succès), et grace à son succès donna naissance à l'une des plus célèbre figure du film d'horreur (bien des années après les monstres de la Hammer), Jason Voohrees, devenant une icone après le troisième volet où il enfile son fameux masque de gardien de hockey sur glace pour la première fois.




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MessagePosté le: Lun 10 Juin - 08:45:02 (2013)    Sujet du message: Publicité

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